The Legend of Eternia

Acte II de la Prophétie : la Colère des dieux, Chapitre 1 : les Envoyés de l'Apocalypse...La guerre semant le Chaos sur Eternia les dieux veulent s'en méler. Quel rôle jourez vous dans cette histoire ?
 
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 Situation embarrassante

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MessageSujet: Situation embarrassante   Sam 31 Mai - 14:28

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Allongée sur l'herbe humide, enroulée dans ses capes noires, le regard perdu dans les astres éclairants faiblement la nuit sombre, et le visage recouvert d’une fine pellicule de pluie, Sagitta Seferez se repassait inlassablement dans l’esprit les films de son existence. Et, bien qu’elle ne veuille l’admettre, elle était empreinte à une nostalgie qui la dévorait plus profondément au fil des années et des jours.

Quand elle était enfant, son père lui avait un jour conté divers légendes aux propos des étoiles. Et l’une d’entre elle disait que, lorsqu’un valeureux guerrier venait à rencontrer la mort, à la suivre dans ce chemin si agréable pour soi, mais si inconfortable pour nos proches, une étoile venait à s’allumer en son nom.

Elle sourit tristement. Cette terre avait donc porté une infinité de vaillants guerriers, mais quelle étoile était la sienne ? Car il ne pouvait qu’en avoir une… Jamais il n’avait cessé de se battre pour sa cause, preuve, il en était mort. Oui… Elle voulait la retrouver, et prier sous ses reflets.

C’est sur la Lune que se posa alors son regard, mais elle ne put le tenir bien longtemps ; une force immobile la poussa à le dériver vers le sol. Et cette force, elle le savait, était sa peur. Cette inquiétude qui, nuit après nuit, la consumait pour lui rappeler qu’elle était maudite, et que bien trop tôt, elle se retrouverait à nouveau en dehors d’elle-même, à crier pour que tous s’arrête.

Elle soupira, et observa les remparts Solace. Demain, elle entrerait dans la ville… Mais l’heure était maintenant destinée au repos. Elle ferma les yeux, et ne les rouvrit que lorsque la chaleur du soleil illumina son visage endormi.

Elle prit bien le temps de se relever, de s’étirer, puis, s’approcha à pas lents de la forme distincte d’Hitaye. Elle posa une main entre ses naseaux avant d’y déposé un baiser, son regard presque amoureux droit dans celui de l’étalon. Elle sourit et lui murmure quelques mots à l’oreille, puis, sans attendre, grimpe sur son dos et s’accroche à son encolure pour lui offrir une caresse entre les deux oreilles.

Elle rit, il renâcla, la tête haute et fière. D’une légère pression au niveau des flancs, elle lui demande le pas, tout en se peignant les cheveux à l’aide d’un peigne en bois. Et c’est à travers les chemins tortueux qui les séparent du royaume des humains qu’elle lui raconte ses rêves, ses peurs et ses désirs.

Et c’est après quelques heures qu’ils entrent enfin dans la capitale. Sagitta lève la tête et respire pleinement l’air qui s’offre à elle, traversant les rues sans vraiment prêter attention à ses passants. Elle devait tout d’abord trouver de quoi se nourrir. D’un bond habile, elle mit pied à terre et bouscula la porte d’une auberge, laissant là patienter Hitaye.

Ses yeux bleus expressifs firent le tour de la pièce, et ses mains tinrent fermement sa cape noire qui masquait le reste de ses vêtements, ainsi que son doux visage. Elle s’avança lentement vers la table de barre, sous les pas étouffés de ses pieds nus. Elle s’assit sur un siège, le regard fixé dans le vide, et rabattit sa capuche. Le barman, qui essuyait adroitement sa vaisselle, s’approcha et se pencha vers elle.


« Et pour la petite dame, ça sera ? »

Elle glissa sa main dans sa sacoche et en sortit une pièce d’or qu’elle posa sur la table, avant de déclarer d’une voix impassible :

« Un verre d’eau. »

Bien qu’il eu l’air étonné de cette commande peu commune, le serveur ramassa l’argent, acquiesça, et s’éloigna en direction de sa réserve.

Entre temps, un groupe de cinq hommes assez baraqués s’approchèrent d’elle, bousculant au passage les personnes qui auraient osé se dresser devant eux. Ils se répartirent autour de la guerrière, qui n’y prêtait pas vraiment attention. L’un d’entre eux ricana et déclara d’une voix forte :

« Dis-moi, ma jolie, ne serais-tu pas une métamorphe, par hasard ? »

Le barman réapparut avec un verre en main, qu’il posa sur la table pour le pousser vers sa cliente. Celle-ci le vida d’une traite avant de murmurer d’un ton las, avec une légère grimace –Car elle n’appréciait pas plus qu’avant sa nature- :

« Métamorphe un jour, métamorphe toujours ! Pourquoi, ça te pose un problème ? Est-ce que je me plains, moi, de ton manque certain de grâce et de style ? »

L’homme l’attrapa par le col, la souleva de son siège, et la menaçant avec son poing. La jeune femme lui lança un regard glacé, et matérialisa un poignard d’ombre dans sa main droite, et le glissa sous la gorge de son adversaire. Celui-ci laissa échapper un petit rire avant de reprendre.

« Tu comptes faire quoi, avec ton couteau de cuisine ? Si tu me tues, tu seras poursuivie pour meurtre par toutes les troupes humaines ! Allez ma mignonne, tu vas gentiment nous suivre et… »

L’exilée haussa un sourcil, dissipa son arme, et une corde se concrétisa autour du cou de l’homme pour venir l’étrangler. Sous l’effet de la surprise, il relâcha sa proie pour tomber au sol et tenter de se débarrasser de l’encombrement.

« Saches que je suis déjà recherchée par votre peuple, khesahile* ! » Murmura-t-elle aux oreilles de l’homme.

Elle se retourna pour retourner à sa place, et claqua des doigts pour cesser son maléfice. L’humain déglutit et porta une main à son cou. Il déclara d’une voix étouffée :

« Chopez-la les gars ! »

Ses acolytes se précipitèrent sur Sagitta. Celle-ci s’arrêta et se retourna lentement. Elle tendit son pied en avant pour que le premier de file se le prenne et retombe sur ceux qui avaient le malheur de se trouver derrière. Elle secoua sa tête et passa une main dans ses cheveux ; elle n’avait pas envie de se battre. Mais là n’était pas la question ; voilà qu’un autre homme lui fonçait dessus, un couteau à la main. Il fouetta l’air horizontalement avec toute l’énergie qu’il pouvait donner, l’intention claire de trancher la gorge de la métamorphe. Elle l’évita simplement en s’abaissant. Elle se redressa en oblique pour donner un cou de tête dans le ventre de son adversaire qui tomba hébété sur le plancher. La gardache** esquissa un sourire victorieux.

Soudain, elle se sentit soulevée du sol, soutenue par le col de sa cape. Elle tourna la tête pour prendre connaissance de son assaillant, qui osait l’humilier ainsi, et constata avec effroi qu’il s’agissait d’un minotaure. Le monstre l’entraina vers la sortir, et la jeta lourdement à l’extérieur de l’auberge avant de crier :


« ET NE REVIENS PLUS ! »

Elle se releva, frotta vivement ses vêtements poussiéreux, et cracha aux pieds de l’établissement, le regard furieux. Sa monture s’approcha et lui donna un petit cou dans le dos. Sagitta haussa les épaules.

« Therin khesaile’messe’sevizies ! Jhirissere ! Kly fherissere !*** »

Elle se mit donc à traverser les rues du marché, quand quelque chose, ou quelqu’un, s’empara de sa main, pour poser un délicat baiser sur ses lèvres. Elle sursauta et scruta avec une once d’incompréhension le visage du jeune homme qui se tenait fièrement devant elle.

« Océane ! Quel heureux hasard ! Cela faisait tellement longtemps ! »

La concernée fronça les sourcils. Cet inconnu… Qui était-il déjà… ?! Et il sembla d’ailleurs saisir le questionnement de la métamorphe, car il afficha un regard déçu.

« Ah… Je vois… Tu ne te rappelles pas de moi, Christopher… Je comprends, après deux ans… Enfin, je pensais que mes sentiments étaient réciproques… »

La tête penchée vers la gauche, elle déclara d’une voix incertaine :

« Je suis vraiment navrée, mais vous devez vous tromper ; je me nome Eve, et non Océane… ! Et jamais encore je n’ai rencontré de Christopher. »

Elle mentait sans aucun scrupule ; elle l’avait reconnu, elle s’en était servi autrefois pour qu’il dérobe quelques bricoles, mais pas question que l’on les voit ensemble ! Après une révérence, elle fit signe d’adieu.

« Sur ce, je vous laisse à vos besognes et vous souhaite une excellente journée, monsieur ! »

L’homme la regarda d’éloigner, sans mots dire... il savait qu’elle avait menti, mais il avait surtout compris son jeu des années précédentes…

Les faibles rayons du soleil qui parvenaient à percer la couche de nuages qui inondaient le ciel suffisaient pour éclairer la place de la ville. L'agitation et l'ambiance joyeuse qui y régnait marquait dans l'esprit des gens une inhabituelle gaîté. Les grands bâtiments blancs qui entouraient le marché étaient tous vidés de leur vie, car les habitants voulaient profiter de ce jour joyeux pour sortir de leurs cages. La place pavée grouillait de multitude de marchandises. Un jeune garçon aux cheveux dorés en bataille, arpentait les ruelles, passant de marchants en marchants. Pains, fleures, fruits, toutes ses merveilles illuminaient dans son regard une envie folle de dépenser.

C'est alors que son regard ambré s'arrêta sur le marchant de bijoux. Il se pencha lentement vers tous ces trésors, les yeux scintillant d'émerveillement. Il tomba alors sur un magnifique pendentif masculin, serti d'or et de diamants. Cette décoration devait couter une fortune, mais il préféra prendre le risque. Il tendit la somme exacte au marchand et s'empressa de le glisser autour de son cou. Il se contempla alors dans le grand miroir du stand, ses yeux pleinement mis en valeur par l’objet de richesse. Il remarqua alors derrière lui une ombre qui l'observait. Son cœur se mis alors à battre à une vitesse folle, quand il reconnu ce visage familier. Il fit vite de se retourner, se retrouvant ainsi face à face à une superbe femme au regard bleu océan. Il esquissa un sourire timide et ne put s'empêcher de se tortiller dans tout les sens en murmurant:


« Salut Eve! Que me vaut la joie de cette visite? »

La gardache lui adressa un sourire charmeur et attrapa avec douceur la main du jeune homme, et se pencha gracieusement pour le saluer. Le séduit senti ses pommettes rougir. La jeune brune, au fin visage plaisant, et aux yeux d'une couleur rassurante qui se dressait devant lui n'était rien d'autre qu'une connaissance qu'il avait rencontrée un soir, dans un parc. Mais pour lui, s'était bien plus qu'une connaissance ; il l'aimait. Comment pouvait-on résister à ce regard? A ce visage si charmeur? La jeune femme se redressa lentement et attrapa avec délicatesse la deuxième main tremblante du garçon pour ensuite le regarder droit dans les yeux. Il se sentit alors partir en avant, comme pousser par une envie folle d'aimer. Il se pencha lentement vers la dénommé Eve, qui ne se fit pas prier avant de l'embrasser. Ce baiser, tant attendu, lui sembla alors le plus beau de toute son existence. Mais ce qu'il ne remarqua pas, c'est que derrière lui, au bout des bras qui l’enlaçaient autour de son cou, la femme était en train de détacher la chaîne qui soutenait son pendentif. Elle le laissa ensuite glisser le long de sa poitrine, pour qu’il passe sous ses vêtements blancs. Elle le rattrapa avant qu'il ne tombe au sol, par la pointe de son pied, et le ramena discrètement vers elle.

Elle se détacha ensuite du jeune homme et dressa un sourire de contentement. Le beau le lui rendit, fin sourire, et s'enfui. Il courut, s'en se retourner pour la revoir encore une fois. Il disparu alors dans la foule du marché. Il s'arrêta alors dans un coin tranquille pour se plaquer contre un mur, l'esprit encore ailleurs. Il se pinça les lèvres, tentant de garder ce délicieux souvenir dans sa mémoire. Il posa alors sa main avec délicatesse contre son torse. Il fronça les sourcils. Le regard illuminé d'une soudaine inquiétude, il tâtonna son coup à la recherche de son médaillon en or. Mais, il ne sentit que la fine chaleur de sa peau. C'est alors qu'il comprit qu'il venait de se le faire voler.

Sagitta se pencha pour ramasser son trésor et le tendit devant elle. Elle esquissa un sourire narquois, heureuse de sa nouvelle trouvaille, facilement gagnée, et s'empressa de l'enfourner dans sa poche. Elle continua à se promener tranquillement le long des stands, cherchant une autre occasion de se remplir le sac. Mais, soudain, une main froide et robuste se posa sur son épaule. Elle pivota sur elle-même, et remarqua avec horreur que deux gendarmes se tenaient devant elle. Elle esquissa un sourire faussement innocent et murmura:


« Comment puis je vous aider, messieurs ? »

L'un des policiers ricana et se contenta de croiser les bras.

« Une plainte à encore été portée contre toi. Sale vermine, il va falloir, cette fois, que tu nous accompagne sagement au commissariat ! »

Sagitta haussa un sourcil, perplexe.

« Ho, ne m'accusez pas à tord! Je ne suis pas une voleuse! »

Elle tenta de s'enfuir, mais la main posée sur son épaule la maintenait bien en place. Le gendarme poussa un grognement en guise de réponse.

« Ah oui? Et ça, c'est quoi? »

Il plongea sa main dans la poche de le métamorphe et en sortit le collier. La jeune femme le regarda faire, horrifiée. Elle prit un air étonné et s'écria :

« Je ne vois absolument pas ce que ça fait là! »

Mais avant qu'elle n'eut d’autres mots dire pour sa défense, l'homme en bleu lui passa les menottes et l'attrapa aux poignets maintenu fermement par les cordes de la justice. Il esquissa un sourire satisfait car enfin, il la tenait!

« Vraiment… Vous ne voyez pas ? Eve An’Koku, je vous arrête pour vole de bijoux, ainsi que pour nombre incalculable de fuites face à la justice!"

Ils la poussèrent alors jusqu'au commissariat. Sagitta ne tenta rien, car elle savait pertinemment que ça n'aurait pas servi à grand chose.

Le commissaire aligna parfaitement ses crayons posés sur son bureau avant de tourner son petit regard vif vers la jeune femme qui se tenait assise, ou plutôt ligotée sur la chaise en face de lui. Il se pencha vers elle, frustrés.

« Je repose ma question …» Murmura-t-il. « Où se trouve ta bande de copains orphelins? »


Dernière édition par Sagitta le Sam 31 Mai - 15:25, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Situation embarrassante   Sam 31 Mai - 14:30

[Espace trop court navrée pour le double poste]

La gardache ne répondit rien et se contenta de fixer le mur d'un regard vide et colérique. Le vieil homme serra les dents face à l'in coopération de la détenue. Il desserra les dents pour reprendre d'une voix douce et chantante.

« Tu sais, c'est pour votre bien! Nous allons vous trouver une nouvelle famille pour que vous puissiez refaire une nouvelle vie! »

Les yeux bleus océans la guerrière se tournèrent alors vers lui et le fixèrent intensément.

« Je vous répète que je ne vois absolument pas de qui vous voulez parler ! »

Elle termina sa phrase haineuse en lui crachant au visage. Le commissaire cligna des yeux, abasourdi et déconcerté. Il s'empressa de s'essuyer d'un revers de manche et répondit à l'insulte d'un ton calme et posé.

« Très bien! Je vais te laisser cogiter ici. Après tout, tu ne peux rien tenter, il est impossible d’user de magie dans ce bâtiment et tu n’as pas d’armes sur toi ! »

Il se releva de son siège, et, avant de rejoindre la sortie, redressa un crayon qui ne lui semblait pas assez droit en déclarant:

« Nous allons voir ce que tu me diras plus tard! »

Il disparut alors dans les couloirs du commissariat. Sagitta ne put s'empêcher de donner un puissant coup de pied dans le bureau d'un un cri rageur. Son regard se tourna alors vers la sortie. Elle fronça les sourcils, frustrée de n'avoir aucune idées pour s'enfuir. Soudain, une ombre s'arrêta devant elle. Elle redressa la tête pour la déchiffrer et remarqua qu'il s’agissait du jeune homme qu’il avait volé. Une larme perla le beau visage de sa conquête pour s'écraser à ses pieds.

« Pourquoi as-tu fais ça? »

Sagitta esquissa un sourire charmeur et se contenta de répondre d'une voix chaleureuse.

« C'est pour aider des amis! Tu dois comprendre! Donne-moi la clef qui se trouve dans le tiroir à gauche du bureau! »

Le blond fronça les sourcils.

« Pourquoi je ferais ça pour toi? »

La gardache hocha faiblement la tête.

« Parce que tu m'aimes ? »

Il poussa un profond soupire mais se dirigea malgré tout vers le bureau. Il fouilla le premier tiroir, mais quand il mit la main sur la clef des menottes, un policier entra dans la pièce. Il s'empressa de se redresser et de refermer le tiroir. Le policier le fixa, perplexe.

« Les visites sont interdites, gentleman ! »

Il baissa la tête et se dirigea à pas lourd vers la sortie. Mais avant de disparaitre à son tour dans les couloirs, il se précipita vers la jeune femme et, contre toute attentes, l'embrassa une dernière fois. Quand il eut terminé, il esquissa un sourire radieux sous le regard abasourdit de Sagitta. Le gendarme l'attrapa par la manche et le tira vers l'extérieur, refermant la porte derrière lui.

Eve s'empressa de recracher la clef que le jeune homme avait glissée dans sa bouche en l'embrassant dans le creux de sa main. Avec ses doigts agiles, elle parvint à détacher la serrure et fut soulager de se débarrasser de ses chaînes. Elle se redressa et regarda autour d’elle, cherchant un moyen de s'enfuir. Son regard se posa alors sur une fenêtre entrouverte qui donnait sur les toits de la ville. Elle sauta sur un appui et s'empressa de l'ouvrir. Le vent froid fouetta alors son visage, poussant ses cheveux en arrière.

Sagitta adorait cette sensation de bien être! Elle s'avança alors vers la liberté, mais, soudain, la porte derrière elle s'ouvrit. Elle se retourna rapidement et remarqua avec horreur qu’il s'agissait du commissaire. Celui-ci lui lança un regard noir, malgré le sourire innocent que lui adressa la jeune fille, et se précipita vers elle. La voleuse ferma lentement les yeux, pour elle, c'était comme si tout se déroulait au ralenti. Les bruits de pas du commissaire résonnèrent longtemps dans sa tête, comme le faible écho d'une pièce vide. Quand elle rouvrit les yeux, sa pupille se contracta avant de s'affiner en une simple ligne noire traversant des yeux devenus jaunes perçant. Elle se retourna rapidement et plia les jambes. Le commissaire compris qu'il ne pourrait jamais l'arrêter. La jeune femme se propulsa vers le vide et tendit les bras. Aucun être humain n'aurait réussit cet exploit, mais Sagitta était maintenait presque arrivée au toit d'en face. Elle ouvrit les bras et leva la tête vers le ciel. Elle poussa alors un cri de joie, le cri de la liberté, avant d'atterrir sur le toit opposé. Elle se retrouva projetée en boule un peut plus loin par la puissance du saut. Elle serra les dents quand elle remarqua qu'elle venait de se tordre la cheville. Mais elle ne pouvait pas rester là! Elle se laissa glisser le long du mur et se rattrapa juste avant d'atterrir sur un lampadaire pour ralentir sa chute. Les policiers foncèrent vers elle pour la rattraper. Elle continua à courir, la démarche alourdie par le poids de sa blessure, et cherchant Hitaye du regard. Elle siffla pour qu’il arrive, sans ralentir la course, mais soudain, elle se percuta contre quelqu'un.


[*Khesahile = Bâtard, crétin, raté en loup-garou
**Les gardaches sont les loups-garous femelles
***Quelle bande de ratés ! Vient ! On s’en va !]
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MessageSujet: Re: Situation embarrassante   Sam 31 Mai - 16:33

Gorgotha marchait dans les rues de cette belle cité, observant l'agitation des humains pour des choses qui lui semblaient futile. Ces êtres étaient si attaché au temps qu'il ne pouvait le concevoir vraiment, mais le comprenait en partie, en vivant si peu de temps on ne pouvait que vouloir remplir cette vie de tout ce que l'on pouvait. Il était venu dans cette ville durant la nuit sur ordre de Lumina, disant qu'elle souhaitait le voir ici pour défendre la ville en cas de problème. Il n'en savait pas plus et ne souhaitait pour le moment pas en savoir plus, il en apprendrait suffisamment le moment venu, il le savait d'expérience.
Il se trouvait dans l'une des rues les moins fréquenté de la ville, une simple ruelle, quand, sans raison apparente, une femme tomba de l'un des toits devant lui et lui rentra dedans, elle semblait d'apparence humaine mais son instinct en disait le contraire. Il entendit soudain la garde se rapprochant hurlant d'attraper "cette métamorphe".


- Des problèmes? Laissez moi faire.

Il lui fit un large sourire et en même temps son apparence changea, il choisit celle d'une personne qu'il avait rencontré plus tôt, rencontré seulement vu en faite mais cela était suffisent. Il prit l'apparence de Reiil, le grand général de la citée et attrapa cette ferme par le bras, simulant une certaine violence. La patrouille arriva finalement et s'arrêta net en voyant cela. Le général en personne tenant la fugitive.

-Mon seigneur.

Les soldats firent une rapide révérence de la tête pour montrer un certain respect.

- Je m'en occupe lieutenant, vous pouvez disposer.- Très bien mon seigneur, souhaitez-vous une escorte?
- Non, tout ira pour le mieux ne vous en faites pas.
- Mais, pourquoi prendre ce risque seigneur?
- Lieutenant, à vos postes immédiatement, est-ce clair?
- hum... oui mon seigneur.


Les soldats saluèrent ce faux Reiil puis repartir, visiblement troublé de cette rencontre. Quand tout fut revenue à la normal et qu'ils ne se retrouvèrent plus qu'à deux dans la ruelle il reprit son apparence normal.

- Pourquoi donc cette fuite?
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MessageSujet: Re: Situation embarrassante   Sam 31 Mai - 21:29

Sagitta recula un peu, sonnée, et afin de repartir, mais sans qu’elle n’ait le temps de faire quoi que ce soit, celui qu’elle avait heurté lui proposa son aide. Elle n’eût pas possibilité de décliner l’invitation, que déjà, il lui sourit, prit l’apparence d’un autre homme, et l’empoigna fermement.

Saisissant le jeu, elle fit mine de vouloir s’échapper, et ne se retint pas d’user de sa force réelle ; après tout, elle en était certaine, son pseudo-assaillant en avait bien plus qu’elle. Quand à la grimace de douleur qui apparût sur son visage, elle n’était point fictive, cet inconnu lui tordait bel et bien le poignet.


« Xheswhissere khinn ! Lerin dhehisissere jhileya khne khinn ! * » Hurla-t-elle alors que l’autre discutait de son sort avec les gardes du royaume.

Ainsi, c’était donc du général de la cité qu’il avait prit l’apparence ? Intéressant : elle savait dorénavant que si elle avait besoin d’un garde du corps ou de quelqu’un de haut placé en ces lieux, c’était cet individu qu’il lui resterait à séduire.

Elle ne pût s’empêcher de ricaner lorsque l’un des soldats parla de risque, et de répliquer d’un ton sarcastique entre deux tentatives d’évasion :


« Haha, ce n’est pas parce que vous êtes incapable de tenir une femme en place que ce jeune homme est tout aussi incompétent ! »

Elle se tortilla à nouveau dans tous les sens pour tenter de se défaire de l’étreinte, en vain.

Quand les gardes reçurent l’ordre de se retirer, elle afficha à leur intention un petit sourire narquois et les salua avec un air faussement naïf à l’aide de sa main droite, et lorsqu’on ne pût plus distinguer leur silhouette, l’homme reprit son apparence originale et relâcha sa main.

Elle distingua alors le bruit caractéristique des sabots de son étalon résonnant sur le sentier de terre. Elle retourna brusquement la tête ; si les gardes l’apercevaient, ils étaient faits. Ce fût à son tour d’agripper l’inconnu, et, alors qu’Hitaye passait à toute allure à côté d’eux, elle grimpa habillement sur son dos, aidant l’homme à faire de même.

Une distance respectable établie, l’arabe ralentit l’allure pour passer au pas, et la guerrière se laissa tomber en arrière avec un soupir satisfait, ayant oublié la présence de son rédempteur. Elle sursauta au contact de la peau de celui-ci, et manqua de tomber au sol, déséquilibrée.

D’un bond, elle descendit de sa monture, et prit la main de l’inconnu pour qu’il fasse de même. Quand ses pieds touchèrent terre, elle fit la révérence, et relâcha enfin sa main.


« Et bien, gentleman, je vous en suis infiniment reconnaissante, mais je ne voudrais pas vous attirer des ennuis, et, à vrai dire, votre aide ne m’était point indispensable… »

Elle sourit, le regard psylle.

« Cependant, je vous assure qu’elle me fit le plus grand plaisir, Monsieur ! »

Elle se frotta vivement les mains avant de reprendre, tout en observant de bas en haut celui qui se tenait face à elle.

« Pour répondre à votre question, on m’a accusée de trouble de l'ordre publique et déprédation, mais savez-vous, il en faut peu pour arrêter quelqu’un de nature étrangère, à Solace. Surtout quand celui-ci est d’une race particulièrement male vue… ! »

Elle s’étira puis se laissa tomber sur le sol pour observer les nuages.

« Mais, dites-moi, quel est votre nom, jeune homme ? Puis, qu'êtes-vous exactement? Ce pouvoir que vous avez qui permet de changer d'apparence est assez surprennant, je dois vous l'avouer. Et, qu’est-ce qui vous a amené à me venir en aide ? »

Elle posa son beau regard droit dans celui de l’inconnu.

[*Lâchez-moi! Vous me faites mal!]

-Désolé pour la qualité mais je devais me dépêcher ‘^^-


Dernière édition par Sagitta le Dim 1 Juin - 0:49, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Situation embarrassante   Dim 1 Juin - 0:15

Il suivit cette femme, sans savoir pourquoi, avec autant de raison qu'il en avait eut de l'aider. elle aurait put être une grande criminelle qu'il aurait fait pareil, non pas pour un quelconque sentiment mais pour tromper l'ennuie de sa vie devenue si longue. Ils marchèrent un long moment moment en ville jusqu'à se retrouver presque à l'opposé, là où personne ne viendrait la déranger. Il descendit à sa suite, elle semblait hésiter sur la manière de lui parler et au final elle sembla lui parla, la regardant d'un regard si particulier, non pas agressif mais plutôt intriguant, celui auquel on souhaite se perdre à l'intérieur. Elle était à terre, observant le ciel avant de redescendre sur terre pour le questionner, en entendant cela il ne put que sourire, elle voulait se jouer de lui, il en ferait autant.

- Changer d'apparence? Vous avez du mal voir, métamorphe... je n'ai que mon apparence comme enveloppe et, soit disant, je l'aime plutôt bien.

Il se mit de dos, cherchant à se donner des impressions qui ne serait peut-être au final pas là, cherchant toujours cette part théâtrale dans tout ce qu'il faisait toujours dans el simple but d'occuper un temps infini.

- Le monde n'est qu'enveloppe vide que l'on se doit de remplir par notre humble présence. Apprendre à modeler cette enveloppe offre bien du pouvoir. Création comme destruction.

Il fit apparaître une rose rouge en parlant qui devint noir puis fanât avant de tomber en poussière au sol comme calciné, mais jamais la moindre particule de cette étrange apparition ne toucha le sol.

- Le paraître est l'un des savoirs les plus éphémère, mais aussi le plus dangereux.

Il se remit de face, et observa cette jeune femme d'apparence si faible mais, il le savait, forte à l'intérieur.

- J'ai répondu autant que possible à votre demande, allez-vous répondre à la mienne à présent?

Il se rapprocha lentement en parlant avant de se pencher pour avoir son visage au plus prêt de celui de Sagitta.
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MessageSujet: Re: Situation embarrassante   Dim 1 Juin - 2:00

Sagitta s’était apprêtée à répliquer lorsque l’inconnu l’avait appelée par sa race, mais elle préféra finalement le laisser poursuivre ; après tout, ce qu’il avait à conter était très certainement intéressant. Et rien ne l’empêchait de le lui faire remarquer par la suite.

Elle fronça cependant les sourcils ; elle n’avait pas tout à fait compris ce qu’il cherchait à lui faire comprendre par ‘Je n’ai que mon apparence comme enveloppe’. Lentement, il se mit dos à elle. Elle sourit ; ainsi, il semblait presque pensif ou nostalgique, et elle se dit alors qu’il n’y avait peut-être rien à comprendre.

Lorsqu’il enchaîna, elle se redressa un peu et posa ses mains en visière devant ses yeux pour mieux le contempler, lui, et par la suite la fleur qu’il avait fait apparaitre. Elle se relaissa tomber sur le sol et réfléchit quelques instants. Il y avait beaucoup de vrai dans ce que son rédempteur venait de déclarer, pour elle, tout était même vrai, et pour d’autre assurément aussi. Il était clair aussi que ce philosophe étrange possédait beaucoup de sagesse, ce qu’elle admirait.

Alors que l’inconnu c’était approché près, très près du visage de la jeune femme, celle-ci ne cilla pas et se contenta de ne pas lâcher ses yeux émeraudes du regard. Finalement, elle renversa un peu plus sa tête en arrière, du moins, essaya, et observa du coin de l’œil la silhouette d’Hitaye qui broutait tranquillement l’herbe fraiche et humide.


« Et bien, je suis entièrement d’accord avec vous, gentleman, et je n’ai rien à dire, si ce n’est que vous êtes grand penseur. Vous devez en avoir vécu, des choses, pour formuler ainsi de telles théories… »

Elle sourit à nouveau et reporta son attention sur le visage de l’intriguant.

« Mais, si je peux me permette, vous n’avez répondu qu’à l’une de mes requêtes ; je vous ais également demandé votre prénom, votre race, et ce qui vous a poussé à me sortir des ennuis… »

Elle arracha adroitement un brin d’herbe et le fit lentement tourner entre ses doigts.

« De mon côté, il me semblait pourtant vous avoir répondu… J’ai du prendre la fuite car je me suis échappée de la garde de Solace, qui m’avait accusée et attrapée pour déprédation et trouble de l’ordre publique –Ce sont leurs mots-. »

Elle haussa un sourcil et se débarrassa de ce qui, jusqu’alors, lui servait de distraction.

« Maintenant que j’y pense, pourriez-vous éviter de m’appeler par ma race ? Vous me feriez plaisir… Car, en toute honnêteté, les métamorphes ne sont plus ce qu’ils étaient, et si auparavant il s’agissait de vaillants guerriers au sens irréprochable de l’honneur, je peux vous promettre que les temps ont changés, ils ne sont plus ce qu’ils ont étés… Raison pour laquelle, je vous le dit franchement, je préfère évitée d’être confondue à eux. »

Elle soupira et rattrapa quelques brins d’herbe afin de s’occuper. En fait, bien qu’elle ne le montre pas, et elle ne sût dire pourquoi, la proximité de l’inconnu la gênait quelque peu, voir la mettait mal à son aise. Probablement parce qu’en temps normal, c’était à elle de s’imposer, et que l’effet contraire lui déplaisait.

« Non… Appelez-moi Eve, ça sera mieux. »

Elle marqua une pause puis se redressa un peu pour s’appuyer sur ses avant-bras.

« Et, dites-moi, modifier ainsi les apparences, ça s’apprend ? Car certes je sais faire apparaitre une ombre malléable, mais je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de rapport ses deux domaines. »
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MessageSujet: Re: Situation embarrassante   Dim 1 Juin - 11:05

Il se redressa et haussa les épaules en entendant sa remarque sur son oubli voulut, il refusait de dire la vérité pour le moment mais risquait de ne pas avoir le choix. Elle continua, souhaitant qu'on l'appelle Eve, cela ne semblait pas être son vrai nom mais si elle souhaitait se faire appeler ainsi c'était son droit? Elle insista finalement sur le fait qu'il est changé d'apparence, alors elle n'avait pas compris ce qu'il avait dit même si elle avait acquiesçait.

- Je vous le répète, je ne sais pas changer d'apparence, je ne sais que faire croire avoir changé, comme je pourrais le faire pour autre chose... je vais m'expliquer concrètement.

Il recula d'un pas et tendit une main devant lui, paume vers le ciel. Il fit apparaître une boule métallique qui semblait flotter à quelque centimètres au dessus de la peau.

- Cette simple forme. Voilà son apparence d'origine. SI vous voulez voir un loup, un âne, un chat...

La boule prit la forme de ces animaux qu'il citait de manière presque instantanée avant de reprendre finalement cette forme simpliste de boule.

- C'est l'art de faire croire, une simple illusion proche de la perfection. Je me répète donc, je n'ai pas changer d'apparence mais fait croire que j'avais changer d'apparence...

Il lançât cette lourde boule métallique en l'air qui ne toucha jamais le sol mais rentra tout simplement à l'intérieur.

- Appelez moi comme bon vous semble, là n'est pas l'important. Quand à ce que je suis je pensais que vous auriez deviné lors de notre rencontre quand vous avez essayé de vous échapper avec tant de force que peu aurait put résister.
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MessageSujet: Re: Situation embarrassante   Dim 1 Juin - 12:34

La métamorphe haussa un sourcil aux première répliques de son interlocuteur ; elle avait très bien compris ce qu’il était en train de réexpliquer. Elle passa une main dans ses cheveux avant de se redresser pour se mettre en position assise. Peut-être avait-elle employé des mots qui auraient portés à confusion. Enfin, après tout, cela n’avait aucune espèce d’importance… Si ce n’était son amour propre, qui la pousserait très certainement à se justifier par la suite.

Elle observa fixement la sphère de métal qui prit d’abord l’apparence d’un loup, puis successivement d’autres animaux qu’il citait auparavant. Et elle la suivit du regard jusqu’à ce qu’elle disparaisse dans les entrailles de la terre. Durant quelques secondes, elle laissa ses yeux posés là, comme si elle s’attendait à voir réapparaitre l’illusion.

Ce n’est qu’après un silence au laps de temps plus ou moins court, qui lui avait valu réflexion, qu’elle se décida de répondre aux tergiverses de l’homme.


« Et bien, disons que je n’y avais point songé, mais marquons aussi le fait qu’en temps normal, je n’ai que peu de force physique. Une situation où je serais parvenue à m’échapper par cet intermédiaire m’aurait donc étonnée. »

Elle sourit et jeta à nouveau les brins d’herbe qu’elle tenait dans les mains.

« Cependant, si j’en crois la façon dont vous soulignez vos propos, et surtout l’ample sagesse dont vous faites preuve, je présume que vous êtes un dragon… »

Elle marqua une nouvelle pause et pencha légèrement sa tête vers la droite.

« Si vous ne voulez pas me dire votre nom, et bien, je vous appellerais Ekhlezy. Dans votre langue, on appelle cela le mystère. Comme vous êtes hermétiques, je pense que ça pourrait vous convenir… »

Elle s’étira puis se releva sans lâcher son interlocuteur des yeux. Aussi s’approcha-t-elle un peu.

« Savez-vous, Ekhlezy, j’avais compris que vous parliez d’illusionnisme. Sinon, je n’aurais pas marqué de différence entre mes ombres et vos mirages. Toutefois, j’admets m’être mal exprimée… »

Un poignard se matérialisa dans sa main droite et elle le lança pour qu’il aille se planter plus loin dans un arbre.

« Vos illusions, ont-elles le pouvoir d’être touchée et d’interagir avec notre milieu ? » demanda-t-elle avec intérêt.

Elle jeta un coup d’œil à l’arme qui se dissipa aussitôt, puis se dirigea vers son étalon noir, et lui profana une caresse le long de l’encolure.

« Et est-ce possible d’apprendre à se jouer ainsi de la vue ? Ou est-ce propre au commun des dragons ? »

Elle posa un baiser sur le garrot d’Hitaye, avant d’appuyer sa tête sur son dos et d’observer le paysage qui s’étendait devant elle d’un air pensif.

[Pour la consonance du Y. On le prononce comme le son ‘aille’ dans bataille.]
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MessageSujet: Re: Situation embarrassante   Dim 1 Juin - 17:51

La métamorphe lui répondit concrètement, expliquant tout son raisonnement, mais il n'aimait guère cela, elle avait deviné trop facilement de chose sur lui, beaucoup trop mais pas assez pour vraiment lui nuire. Il haussa les épaules et se frotta l'arrière de la tête tout en répondant.

- Grande sagesse, de bien grand mot, il ne me reste plus qu'à apprendre à le dissimuler je pense. Cependant, vous êtes métamorphe, aucun humain sans un entraînement conséquent ne peut rivaliser en force brute avec vous, Eve la métamorphe, soyez fier de votre appartenance car si vous ne l'êtes pas personne ne le sera à votre place.

Elle posa ensuite une question, toujours sur cette magie qu'il avait user, il n'aimait guère en parler mais aimait bien répondre, sentiments contradictoire.

- Non mes illusions n'interagissent pas avec le monde physique, c'est pourquoi cette simple sphère est rentré dans le sol, elle ont tout de réelle mais souffre de cela.

Il mentait, en partit, il savait faire des illusions touchant la réalité, mais cela était tellement complexe et difficile qu'il ne le faisait que rarement.

- Mais je m'efforce de créer une myriade d'illusion donnant tant que personne ne la touche l'impression de réalité.

Préférant le geste à la parole il fit le même tour que la métamorphe, faisant apparaître un magnifique couteau dans sa main et le lançant, il se planta dans le même arbre, normalement, avant de disparaître d'un coup, ne lançant aucune trace.

- Pour l'apprendre, ce n'est que de la magie, tout bon sorcier arriverait à lancer ces sorts là... pour les autres je pense que ce sera dur mais pas impossible.

Malgré tous ces mots il en disait peu sur son pouvoir, s'attachant à dissimuler des détails qu'il préférait laisser à la surprise en cas de problème.
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MessageSujet: Re: Situation embarrassante   Dim 1 Juin - 18:54

Quand l’inconnu reprit la parole, Sagitta ferma les yeux avec un petit sourire. S’il comptait cacher sa sagesse, il en aurait, du travail à faire. Car nos plus belles qualités sont probablement les plus complexes à masquer. Mais elle ne dit rien ; très certainement s’en doutait-il. Ce qu’il déclara ensuite la fit réfléchir… Elle sourire s’élargit, et, les yeux toujours clos, elle haussa un sourcil, songeant que ça devait être une bonne chose, que son point faible soit déjà une épreuve à surmonter pour un quelconque ennemi.

Mais quand il prononça les mots concernant la fierté qu’elle devrait avoir auprès de la nature de sa race, son corps se crispa. Elle rouvrit brusquement les yeux, se retourna, et posa son regard pénétrant droit dans celui de son interlocuteur. En revanche, celui-ci ne se voulait plus seulement séduisant, ou charmeur. Non, il était maintenant bien plus perçant, plus farouche, et dévoilait une touche d’autorité qui intimiderait les plus sensibles. La jeune femme croisa les bras, et attendit patiemment que l’homme ait terminé son récit.

Vraisemblablement, jamais le dragon ne pourrait comprendre le ressenti de cette haine malsaine qui vous dévore jours après jours. Qui vous consume pour mieux vous détruire, et qui vous change en mal au fil des années. Il ne devait pas connaitre, ce sentiment de solitude qui nous envahit lorsqu’on se sent seul au monde, abandonné par ceux qui prétendaient nous chérir plus que quiconque.

Statique, elle leva la tête un peu plus haut et laissa échapper un soupir irrités, écoutant jusqu’au bout ce qu’il avait à dire. Ainsi donc, très certainement pourrait-elle devenir illusionniste. Si elle n’était toujours pas en partie vexée, elle aurait affiché un sourire satisfait.

Elle constata tous de même qu’Ekhlezy restait étrangement flou lorsqu’il discutait de lui-même, ou de son pouvoir. Elle nota aussi qu’avec des ombres, bien que celles-ci n’aient pas toujours de ressemblances avec la réalité, elle gardait l’avantage de pouvoir blesser son adversaire.


« Ecoutez. Vos paroles sont belles, nobles et pleines d’honneur. Mais ne vous est-il pas venu à l’esprit que, si j’ai autant de besoin de me détacher de ce que je devrais appeler mon peuple, c’est que des raisons valables se cachent derrière ? »

Dit-elle froidement, comme il avait enfin terminé de parler.

Elle se détendit un peu, se relatant le fait qu’en disant cela, il n’avait point eu d’idées malveillantes. Et elle ne pouvait lui reprocher un manque de lucidité, car c’était à elle de le mettre auparavant en garde sur ce point.

La guerrière s’approcha, récupérant ses airs psylles, et s’accrocha au cou de l’homme avec ses deux bras, toujours sans le lâcher du regard. C’était une façon comme une autre, à laquelle elle faisant souvent recourt, bien qu’elle ne marche pas avec tous, qu’elle avait pour rendre ambigus les sentiments et les idées qui pouvaient traverser l’esprit des hommes avec qui elle discutait.


« Et, dites-moi, gentleman, pourriez-vous m’apprendre ces techniques illusionnistes ? »

Elle sourit, mais resta à l’affut au cas où son interlocuteur réagirait mal, bien qu’elle en doutait fortement ; il s’était un peu plus tôt approché d’elle de son plein grés.
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MessageSujet: Re: Situation embarrassante   Dim 1 Juin - 22:48

Elle ne semblait pas comprendre ses mots, c'était compréhensible, si elle détestait son peuple il lui faudrait plus qu'une simple phrase flou pour la mettre en confiance, peut-être essaierait-il de tourner à nouveau la conversation vers ce sujet plus tard mais mieux valait laisser couler pour le moment. Puis elle changea du tout au tout allant même jusqu'à s'accrocher.

- Je le pourrais.

Oui il le pouvait, mais cela serait impossible au final, il lui avait fallut plus de 300 ans pour avoir ce niveau de maîtrise dans cette magie étant un dragon, une créature réceptive à la magie, alors une métamorphe, même doué, ne pourrait qu'à peine faire apparaître une brume instable avant de voit la fin de sa vie. Il repoussa d'une main négligente les bras de la métamorphe, non pas que ce contact le déplaise mais de part ses réaction il commençait à la connaître, il espérait mal la connaître mais ce n'était que rarement le cas.
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MessageSujet: Re: Situation embarrassante   Lun 2 Juin - 1:13

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